Et si on défonçait le plafond?

 

On parle souvent de «l’être» mais aujourd’hui j’ai envie de vous parler de «l’avoir». Pas en terme de possession matérielle mais plutôt en terme d’avoir ou pas, les ressources pour faire ce que nous voulons vraiment de notre vie. Nous possédons tous un niveau satisfaction par rapport à ce qui se passe dans notre vie. Certains diront : «Moi, je n’accepterais jamais ça» alors que pour d’autres, la coupe est loin d’être pleine. Quel est ton niveau d’acception par rapport aux différents aspects de ta vie? Regarde ta vie et demande-toi, honnêtement, si les standards que tu t’es fixés et dont tu rêves, te rendent heureux. Que désires-tu vraiment?

Le terme «Havingness» est à la mode et représente notre capacité à obtenir ce que nous nous demandons à nous-mêmes. Pas ce que nous méritons, pas ce que nous accumulons, pas ce que la chance nous envoie mais simplement le fait d’être convaincu que je peux obtenir ceci ou cela. D’avoir une vision de ce que nous désirons, de se fixer des buts pour atteindre notre objectif.

Chacun de nous établit une sorte de plafond (nivellement) sur ce qu’il accepte ou non dans la vie. Certains se disent : «c’est tout ce que je mérite» croyant à tort qu’ils ne peuvent pas faire mieux. Les excuses sont nombreuses : j’ai eu une enfance difficile, j’ai fait ce que mes parents attendaient de moi, j’attends le bon moment, c’est trop difficile pour moi, je n’ai pas d’argent pour ça, etc. En réalité, certaines personnes sont confortables dans un état toxique. Cela alimente assurément quelque chose chez elles. Nous connaissons tous quelqu’un qui se plaint de telle ou telle chose et qui ne semble pas prendre les moyens pour changer les choses.

Pourquoi gaspiller autant d’énergie en rêvant de l’impossible? Simplement parce que ça nourrit notre intérieur! Parce que quand nous rêvons à ce que nous voulons atteindre, ça nous stimule et nous donne un but. Il y a plusieurs sphères de notre vie que nous pouvons explorer : nos relations, notre carrière, nos amours, notre famille ou notre santé. Quel est notre niveau de satisfaction en lien avec ces aspects de notre vie? Et si on avait la possibilité de hausser ce plafond de satisfaction? Et si, on rêvait plus à ce qu’on veut vraiment? Sans barrière, sans limite. Seulement en visualisant notre objectif, en travaillant fort et en persévérant.

Vous savez déjà que le niveau de satisfaction n’est nullement relié à la quantité. Avoir la grosse maison, le gros salaire, la voiture de l’année n’est pas un gage de bonheur. Plus que les choses matérielles, c’est notre capacité d’apprécier ce qui nous entoure, d’accueillir l’amour, d’expérimenter la joie et l’enthousiasme, de donner suite à nos idées et valeurs, de combler nos besoins et, finalement d’être heureux qui comptent vraiment.

Pour augmenter votre plafond de « havingness », nous devons prendre des risques. Ces risques impliquent souvent de remettre en cause le statu quo, de se sentir plus vulnérable, de s’ouvrir au rejet, à la désapprobation des autres et même à la souffrance. Si nous ne souhaitons pas inclure ces éléments dans notre expérience, il faut alors se contenter de ce que nous vivons.

Le risque nous ouvre sur beaucoup de possibilités. Ces possibilités sont comme un espace de notre imaginaire, dans laquelle nous nous permettons de rêver de ce qui pourrait être. Il n’est pas toujours évident de relever les plafonds de ce que nous voulons faire de notre vie. Cela créer de l’inconfort mais ça vaut la peine. Pourquoi tolérer une situation qui ne nous rend pas heureux?

Dès que nous commençons à nous sentir résignés, malheureux, il est temps de repousser le plafond des possibilités. Pour moi, cela commence par la gratitude: une véritable reconnaissance de ce que j’ai et du fait que je suis toujours en vie. Certains diront que j’ai fait un virage de 180 degrés et c’est vrai. Je sais que la maladie m’a forcée à entrer en communication avec moi-même. Je me questionne sur le sens de la vie et comment je souhaite vivre les mois, les années qui me restent. De quoi j’ai envie? Faut-il nécessairement qu’une chose meure pour qu’une autre naisse? Est-ce que je fais honneur à chaque jour qui se lève? Comment puis-je optimiser mes capacités?

«Il faut toujours viser la lune, car même en cas d’échec on atterrit dans les étoiles» disait Oscar Wilde, écrivain irlandais. Cette citation nous donne raison de rêver, de viser haut et de ne plus se contenter de choses médiocres ou toxiques. De ne pas passer à côté de nos rêves et d’oser de beaucoup plus.

Le plus important est sûrement d’avoir du pouvoir sur notre vie, de se sentir les maîtres d’oeuvre de notre bonheur. Savoir utiliser nos émotions et que ces dernières deviennent des alliées précieuses dans notre quête de satisfaction. Lorsqu’on arrive à faire ainsi une place importante à nos rêves et à combler nos besoins profonds, on se retrouve avec une existence qui nous convient vraiment. On se respecte de plus en plus et on est davantage fidèle à soi-même. Les fruits de cette façon d’être sont considérables: une solidité intérieure et une estime de soi accrues.

Chantal Lanthier

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Les poilus!

Un an avant mon diagnostic (donc en 2012), Maya et moi avions fait la rencontre de Boris dans un refuge pour chats de Laval. La petite bête, âgée de quatre mois, était toute maigre. Le chaton occupait seul sa cage. Dès qu’on avait vu ses grandes oreilles, son pelage caramel et ses petits yeux tristes, nous nous étions senties attirées, irrésistiblement, vers cette petite boule de poils. L’employée du refuge l’avait sorti de sa cage et Maya s’en était emparée. Aussitôt dans ses bras, le chat s’était logé dans son cou et s’était mis à ronronner. Maya m’avait alors regardée et dit, tout simplement : « C’est lui ! » On l’avait ramené à la maison, soigné, car il avait la teigne, et on lui avait fait prendre du poids. Boris est un chat affectueux. Tous les soirs, il saute sur mes genoux, « pattonne » pendant au moins deux minutes et finit par se coucher. Il m’apaise quand je pose ma main sur son corps doux, et il ronronne. Je ferme alors les yeux et je savoure cette vibration de bonheur apaisante.

J’ai grandi avec des chats. Nous étions trois dans ma famille et nous avions chacune notre chatte. La mienne s’appelait Mimi. Elle était noire et blanche. Quand nous sommes revenues du camp de vacances, ma soeur et moi avons constaté la disparition des chats. Je ne me souviens plus pourquoi ma mère les avaient envoyés à la SPCA mais je me rappelle avoir pleuré en titi. Elle pensait probablement que notre absence de la maison rendrait moins pénible la perte de notre chat. Comme je lui en ai voulu. Nous sommes restées pendant un certain temps sans félins. Ma mère a alors commencé à nourrir les chats errants. Elle ne pouvait simplement pas résister à ces charmantes petites bêtes poilues. Elle mettait un temps fou à leur construire des cabanes avec des boites de carton qu’elle ramassait ici et là. Elle ne supportait pas l’idée de les voir geler. Au moment de sa mort elle en avait deux; qu’il nous a fallu donner.

Mon aventure avec les chats n’a cependant pas toujours été idyllique. Je me rappelle bien de ce petit chaton errant que j’avais réussi à attraper pendant que je travaillais au pénitencier de Cowansville alors que j’étais encore célibataire. Il s’était plutôt bien adapté à moi. Il avait pour habitude de coucher dans mon lit. Lorsque j’ai fait la connaissance de Jocelyn et qu’il a commencé à séjourner chez moi, le chat ne voulait rien savoir de lui. Il adoptait des comportements bizarres du style manger les barreaux des chaises en bois et faire pipi sur la moquette. D’abord abasourdis, nous avons commencé à l’enfermer dans une pièce lorsque nous quittions. Un jour que nous revenions de faire des achats, nous avons ouvert la porte afin de libérer le chat. Nous avons alors constaté un capharnaüm sans nom. Le chat avait empli la pièce de merde partout. Il y en avait sur le plancher, le bas des murs, la laveuse et la sécheuse. Il avait même grugé la porte française qui lui bloquait l’accès au reste de la maison.
À partir de ce moment, mon amoureux m’a dit : « c’est le chat ou c’est moi ». Épuisé de ses frasques, il venait de me donner un ultimatum. Vous devinez lequel j’ai gardé!

Je crois fermement aux vertus de la zoothérapie et suis reconnaissante de la joie que Boris m’apporte. De nombreuses études ont prouvé les multiples avantages du contact avec les animaux. En effet, posséder un animal de compagnie permet de faire baisser le stress et l’anxiété. Pour les personnes seules, avoir un animal de compagnie réduit l’ennui et la solitude. Le simple contact avec l’animal est apaisant. Aucune compétence n’est nécessaire pour interagir avec l’animal et la notion de performance sociale n’existe pas. Les vertus sont nombreuses : développer le sens des responsabilités, favoriser la communication et les échanges sociaux, maintenir les capacités motrices (par l’exercice), stimuler les capacités cognitives (mémoire, attention), stimuler les sens, etc.

Ceux qui n’ont pas la chance de posséder un animal de compagnie vont de plus en plus à leur rencontre. C’est d’ailleurs aussi pour cette raison que l’on assiste à l’ouverture de cafés à chats et chiens. Personnellement, je n’y suis jamais allée mais j’aimerais.

Mon Boris a été très malade dernièrement. Il perdait du poids sans qu’on sache pourquoi. Nous avons consulté le vétérinaire. Une prise de sang lui a été faite. Les reins, le foie, les globules blanches et rouges, la leucémie et le VIH, tout est revenu négatif. On a changé sa nourriture pour de l’hypoallergène, rien n’y faisait. Il continuait à vomir et à perdre du poids. C’était déchirant de ne pas connaître la nature de son mal (J’espérais qu’il n’ait pas la SLA!). Finalement après une série de radiographies, une échographie et plusieurs centaines de dollars en moins, le vétérinaire a conclu qu’il avait la maladie de Crohn. Il doit prendre de la cortisone et des probiotiques. Et moi qui avais toujours pensé qu’il me survivrait, je n’en n’étais plus certaine pendant cette attente qui a durée deux mois. Cela aurait été tellement difficile de me passer de lui. Je l’aime tant!

J’ai une petite demande à formuler à tous ceux qui liront cette chronique. Pouvez-vous me dire si vous avez un animal dans votre vie? Si oui, jusqu’où serez-vous prêts à aller pour votre animal malade? Cela serait également amusant de voir une photo de votre ti-chou.

Chantal Lanthier

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Quand la colère gronde…

Il y a quelques semaines, au café-rencontre SLA de Lorraine, un seul sujet était à l’orde du jour. Comment faire en sorte que les gouvernements provincial et fédéral mettent la SLA à leur agenda et y consacrent plus d’argent? Comment faire pour réduire la bureaucratie et les inciter à instaurer un processus accéléré pour guider les patients atteints de maladie incurable et mortelle à essayer les traitements expérimentaux dans d’autres pays? Je vous explique la situation. Santé Canada ne sollicite pas les compagnies pharmaceutiques qui mettent en branle des essais cliniques. Peu importe l’ampleur de la découverte, le Canada ne fera rien pour que ce médicament ou essai clinique se tienne ici.

Quand un patient entend parler d’un traitement potentiel expérimental, il doit lui-même faire les démarches auprès de cette compagnie pour se procurer le médicament ou pour participer à l’essai clinique. Il est laissé à lui-même avec la «procédurite». Les barrières de la langue et les nombreuses démarches pour l’obtention du produit à titre de médicament d’exception, en freinent plus d’un. L’énergie n’est pas toujours au rendez-vous pour entreprendre toutes ces démarches. Souvent, le médicament ou l’essai clinique n’est disponible qu’en se rendant dans un pays étranger et la seule pensée d’effectuer le voyagement en rebute plusieurs. Il ne faut pas oublier que nous sommes amoindris par la maladie et que certains ne sont pas en mesure de prendre l’avion.

Un autre aspect à considérer est l’argent. Les pharmaceutiques exigent des sommes astronomiques pour leurs médicaments. Par exemple, un traitement de cellules souches très prometteur pour ralentir la maladie se détaille, en Israël, à 650,000$. Pourtant, un essai clinique, gratuit, est disponible aux Etats-Unis. Il est même disponible à Boston pour les Canadiens qui désirent s’y rendre. Il s’agit d’un protocole de recherche exigeant qui nécessite plusieurs rendez-vous et qui s’étend sur un an. Il y a des critères précis pour appliquer et la personne a 50% de chance (ou malchance) de recevoir le placebo. Tel que mentionné précédemment, la personne atteinte de la SLA est malade et doit conserver son énergie pour accomplir sa routine quotidienne pendant laquelle chacun de ses gestes exigent déjà toute son énergie. C’est ça la maladie, ça épuise! Je comprends bien que pour tous les essais cliniques il est impératif de valider l’efficacité du médicament en forçant 50% des patients à prendre le placebo mais avouez que cela revêt un caractère particulièrement cruel pour des patients dont la mort est éminente.

Une connaissance, elle aussi atteinte de la SLA, a participé à plusieurs tribunes médiatiques durant la dernière année. Force est de constater, que ses nombreuses apparitions et auditions ont donné peu de résultats. Elle a beau crié haut et fort les incongruités du système de santé, rien ne bouge. Personne n’écoute. Tous sympathisent à la cause mais dans les faits, tout demeure stagnant. À force de ne pas bouger, les gouvernements contribuent à faire augmenter la colère de certaines des personnes atteintes. Faut-il bloquer un pont pour qu’on nous prenne au sérieux? Notre vie est en jeu! En 2019, je ne peux pas croire qu’on laisse mourir des gens pour de la bureaucratie. Pourquoi ne pas être pro-actif et inviter les pharmaceutiques à instaurer leurs essais cliniques ici? Pourquoi tant de résistance à mettre en place des mécanismes accélérés? Pourquoi n’avons-nous pas une chance égale à d’autres pays?

Je me rappelle de ma fervente implication au début de la maladie. Moi aussi je me suis impliquée médiatiquement parlant. Les journaux, la télé, la radio; rien ne m’arrêtait. Il faut admettre qu’on parlait peu de la SLA en 2013. Le phénomène du Ice Bucket Challenge de 2014 allait changer ça. Je me faisais un point d’honneur à sensibiliser le plus de gens possibles aux enjeux de cette maladie. J’ai lu dernièrement, que 675,000 personnes, mondialement, sont mortes de la SLA depuis le Ice Bucket challenge et pourtant aucun traitement n’est encore disponible. C’est difficile à comprendre.

Aujourd’hui, je ne suis plus en mesure de m’impliquer aussi activement. Ma voix et mon énergie ne sont plus là. Je participe, à ma façon, en écrivant des chroniques qui j’espère, donnent une représentation assez fidèle de ce que c’est que de vivre avec la SLA au quotidien. La colère ne m’habite pas. Je mets mon énergie à rester le plus zen possible. Je n’initie plus d’activités mais on peut toujours compter sur moi pour tout acte de rébellion. «I am all in!» comme on dit. Je me vois bien avec mes compagnons en fauteuil roulant bloquant le nouveau pont Champlain et roulant à pleine vitesse, cheveux au vent et sourire aux lèvres.

À chaque 14 heures, quelqu’un, au Québec, reçoit un diagnostic de SLA et à chaque 14 heures quelqu’un en meurt. Et si c’était vous? Que feriez-vous pour vous faire entendre des gouvernements?

Chantal Lanthier

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Le printemps …….enfin!

Le printemps est enfin arrivé (bientôt l’été……) même si j’avais encore de la neige sur notre terrain il y a quelques semaines. Moi, j’ai décidé que c’était fini……F.I.N.I., fini! Non, mais……ça fait le mauvais temps! Sacre ton camp! Je ressors mes vêtements pastel et j’enlève quelques couches. Je n’attends plus! Je troque mes gros tricots pour des T-shirts…….du moins, j’essaie!

L’arrivée du temps chaud, me donne des idées de renouveau. Le soleil me donne la bougeotte et j’ai le goût de changement; question de fuir la monotonie. Est-ce la même chose pour vous? Ces changements peuvent se traduire par exemple par une nouvelle coupe de cheveux, la pratique d’un nouveau sport ou l’achat de nouveaux vêtements, etc…. Pour ma part, l’année passée, au printemps, j’ai eu le goût de redécorer mon salon. Achat de nouveaux meubles et coups de pinceaux. J’ai mis mon amoureux aux travaux forcés. Cette année, j’ai juste le goût de sortir à l’extérieur. Respirer à pleins poumons et profiter du soleil sur ma peau. J’aimerais aussi procéder à un grand désencombrement de mon sous-sol. Donner ce qui accumule la poussière depuis des années; histoire de m’alléger. On en ramasses-tu des affaires?

Mes idées de changement s’imposent à moi comme une poussée d’urticaire. Je ne peux les ignorer. Vous savez, ce petit sentiment intérieur qui vous agace et que vous tentez parfois de faire taire. Toute cette énergie de la nature qui se renouvelle, m’inspire! Et si nous profitions nous aussi du printemps pour renaître et nous laisser aller aux changements? Faire le ménage dans nos vêtements, laver les fenêtres, nettoyer le garage, changer de look, changer quelques habitudes de vie, changer d’espace. Envie de voir autre chose! De découvrir! De sortir de notre zone de confort et de prendre des risques! Le printemps est un moment propice pour cela. Mon amoureux, vous le dira, à chaque printemps, j’ai le goût de déménager. Je regarde les condos adaptés sur Centris et je rêve. Jocelyn attend simplement que l’idée me passe.

La lumière du soleil a un effet positif sur l’humeur: elle favorise les sécrétions d’hormones dites du «bonheur»: la dopamine et la sérotonine, qui influent sur le moral. Juste l’idée de retrouver les fleurs de mon jardin, l’air frais et les oiseaux qui chantent, me rend heureuse. La simple perspective des ballades en forêt et dans mon quartier et mon cœur palpite. M’immerger dans la nature me procure un vivifiant sentiment de renaître.

J’ai décidé de toujours écouter ma petite voix, que ce soit au niveau de mes intuitions ou de mes envies. Je me dis qu’on a qu’une vie à vivre et que ce qui est possible pour moi de faire, je le fais. Encore faut-il avoir les moyens, me direz-vous! L’idée, derrière tout ça, c’est de s’écouter, de faire en fonction de ses moyens et de passer à l’action. «Certains veulent que ça arrive, d’autres aimeraient que ça arrive et d’autres font que ça arrive» disait Michael Jordan, célèbre joueur de basketball. Je suis consciente que tout ça fait un peu cliché mais c’est tellement vrai. Atteinte de la sclérose latérale amyotrophique (SLA) depuis six ans, je peux vous certifier que, maintenant, je profite pleinement des petits bonheurs quotidiens. Je ne me prive nullement de réaliser mes petits et grands désirs car mes jours sont comptés.

Le printemps possède définitivement ce petit quelque chose de particulier, une sorte de transition remplie de promesses. Puissant et fragile à la fois, un bonheur simple à savourer pour l’amateur de changements avide de transformations spectaculaires. Tout comme la nature, il y a quelque chose en dedans de moi qui pétille. Je me sens revivre, prête à renaître, à fleurir.

La vie est merveilleusement grande! Elle respire et expire sa magie.

Chantal Lanthier

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Juin, mois de sensibilisation à la SLA

Le soleil se lève sur un autre mois de sensibilisation à la sclérose latérale amyotrophique (SLA). Même si l’on réussit à attirer l’attention du public sur la maladie, nous devons nous rappeler que cette tueuse agit sournoisement, arbitrairement, sans discrimination de genre, d’âge, de race et peut atteindre mortellement n’importe qui. Peut-être est-ce vous le prochain ou quelqu’un de votre famille. Nul n’est à l’abri de cette fatalité! Sérieusement, je ne vous souhaite pas d’être frappé par la SLA car cette maladie, on ne la souhaite jamais à personne; même pas à son pire ennemi.

Sans crier gare et sans pitié, la SLA s’attaque à votre corps. Elle prend tout, ravage tout et ne laisse que l’esprit. L’esprit qui voit tout, qui se rend compte de la dégradation du corps et qui tente de s’adapter de son mieux aux deuils multiples que nous devons faire. Chaque jour, un nouveau deuil. Comment peut-on se remettre de tous ces deuils? On ne s’en remet pas. On en meurt.

Elle existe depuis 150 ans. Elle frappe partout. On réalise toute son ampleur quand elle touche quelqu’un de notre famille ou de notre entourage. Autrement, on ne s’en soucie pas ou on ne connaît pas son existence. Dix, soixante, cent cinquante, des milliers de morts. Seulement une statistique de plus. On se dit que le soleil sera toujours là demain et on reprend le train-train quotidien. C’est le propre de l’être humain. On redevient insouciant.

Mais quand le malheur frappe au sein de ta famille, on ne peut se montrer indifférent car la SLA vole la vie sans raison. Elle ébranle le coeur de la famille, elle sème l’horreur sur son passage. Que faire devant un tel constat? Continuer à vivre, tout simplement. Rassembler nos forces et poursuivre notre chemin en goûtant à la vie avec passion. Poursuivre les soupers entre amis, raconter des histoires aux enfants, rire, pleurer, prier, rêver de nos prochaines aventures, songer à nos histoires passées, découvrir des beaux paysages, écouter de la musique, etc. Vivons chaque jour un peu plus intensément.

Il est bien lourd, ce sentiment d’impuissance mais rien n’est terminé tant que la mort n’est pas à la porte. Votre amour et votre affection font une grande différence dans la lutte quotidienne des personnes atteintes. Vous n’avez pas la capacité de nous guérir, mais vous avez le pouvoir de nous aider, de nous sourire, de nous offrir votre compassion et de faire un don. Ce ne sont pas en apparence de bien grosses armes, mais je sais que plus vous serez nombreux à les utiliser, plus grande sera la différence que vous pourrez faire.

J’ai amassé plus de 50,000$ durant les dernières années. Ceci je le dois à mes amis, famille, anciens collègues de travail, connaissances et purs étrangers qui ont été touchés par mon histoire. J’ai fait des conférences, des vidéos, produit un blog, été présenté dans les médias, créé un café-rencontres, écrit des chroniques, tout ça pourquoi? Parce que j’ai la ferme conviction que plus il y aura de gens sensibilisés à la SLA, plus ils donneront et plus il y aura de chance qu’on découvre un remède à cette fichue maladie. Je vis d’espoir pas nécessairement pour moi mais pour tous ceux que la SLA frappera dans les prochaines années.

Où ma chronique ira t-elle? Se ramassera t-elle dans votre corbeille? La partagerez-vous afin de sensibiliser le plus de monde possible à cette cruelle maladie? Ferez-vous un don? À partir du moment où je vous l’ai envoyée cela n’est plus de mon ressort. Je lance ça dans l’univers comme on dit! Je vous invite fortement à vous joindre à moi pour rendre visible cette cause qui est mienne depuis maintenant 6 ans. Parlez-en en bien ou en mal mais de grâce, parlez-en!

Vous le savez peut-être ou pas, j’organise une autre activité qui s’appelle La ride de Chantal. Il s’agit de la 1ère édition et j’espère qu’il y en aura bien d’autres. L’événement est organisé en collaboration avec les Blue Knights – chapitre V (BKQCV). Qui sont les Blue Knights ? C’est un mouvement regroupant des agents de la paix, actifs ou retraités, qui ont pour passion la moto.

Le concept de l’activité est simple: Les participants font un don de 15$ ou + (non remboursable) pour venir rider en moto et/ou déjeuner en ma présence. Je serai présente au resto à compter de 10h00. Chaque personne paie son déjeuner. Ouvert à tous les motocyclistes et à ceux qui veulent déjeuner en ma compagnie.

• Samedi le 21 septembre 2019 (en cas de pluie abondante = la ride est annulée mais le déjeuner a lieu).
• Heure de départ de la ride: 13h00
• Lieu de départ: Café des cours à Repentigny où vous pouvez déjeuner – Adresse du resto : 577 Notre-Dame, Repentigny, J6A 2T6 450-581-8555
• Don minimal exigé pour participer à la ride: 15$ (déjeuner exclu). Pour les dons de 20$ et +, un reçu d’impôt sera émis par SLA Québec. Le don est non remboursable.
• Gestion des billets: à l’avance par chèque ou transfert Interac, cash ou carte de crédit ou à l’adresse indiquée ci-dessous.
• Billets disponibles au: chantallanthier@videotron.ca ou au 450-818-9875
• Pour ceux qui désirent participer à la ride de moto, vous devez nous aviser de votre don car nous vous ferons parvenir vos billets.

Ceux et celles qui ne peuvent participer, je vous remercie de faire un don. Vous faites la différence plus que vous ne le pensez.

Vous pouvez dès maintenant faire votre don en ligne au :
https://secure.e2rm.com/registrant/FundraisingPage.aspx?registrationID=4493428&langPref=fr-CA

***Copier/coller si le lien ne fonctionne pas.

Voici mon histoire pour ceux qui ne la connaissent pas :
Mon nom est Chantal Lanthier. Le 22 janvier 2013, ma vie a basculé. Effectivement, j’ai reçu le diagnostic de Sclérose Latérale Amyotrophique (SLA). Cette maladie se définit comme une maladie dégénérative incurable dont l’espérance de vie se situe entre 2 et 5 ans. Elle est caractérisée par une dégénérescence progressive des neurones moteurs. Elle provoque une paralysie progressive de l’ensemble de la musculature. Votre don est source d’espoir. Effectivement, l’origine et les causes de cette maladie n’ont pas encore été trouvées. La maladie apparaît, sans crier gare, chez 90% des personnes atteintes. 10% est quant à lui, attribuable à des prédispositions génétiques. De plus en plus de personnes dans la quarantaine sont touchées sans savoir pourquoi. Évidemment, le remède pouvant guérir cette maladie n’existe pas encore. Les chercheurs et neurologues travaillent fort depuis des années pour cela. Pour nous, la recherche est notre seul et unique espoir de vie.

La Société SLA du Québec travaille d’arrache-pied pour récolter des fonds afin de fournir à ses membres certains équipements nécessaires et le soutien que nécessite cette maladie. Elle offre des services d’accueil, de soutien et de références aux personnes atteintes de la SLA et à leurs proches. Elle recueille également des fonds pour soutenir la recherche. La Société vit essentiellement des dons du public et des profits générés par différents événements de levée de fonds. Depuis l’annonce de mon diagnostic (eh oui, ça fait 6 ans!), je vais bien malgré la perte de l’usage de mes jambes et de ma voix. La maladie gagne du terrain mais elle le fait lentement. Je profite donc de la vie au maximum en appréciant le moment présent.

MERCI À TOUS POUR VOTRE GÉNÉROSITÉ.

Chantal Lanthier

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