Perception

47E84F96-AB2B-48CB-A235-7A185CBB4F3DLa vie avec la SLA n’est pas toujours facile en dépit de ce que je partage sur les réseaux sociaux. Il m’arrive, comme tout le monde, d’avoir le moral à la baisse. Il existe tellement d’obstacles qui pourraient me foutre le cafard. Parfois je pleure et cela me soulage. Je dis alors à mon conjoint: « Aujourd’hui, je suis triste et je sens que je vais pleurer un petit coup! ». Il faut parfois laisser la peine sortir de soi et l’accepter comme un passage obligé. Lorsque ces journées difficiles surviennent, je les garde pour moi. Non pas que je veuille donner une image irréaliste de mon quotidien, mais bien parce que je préfère miser sur le positif. Il ne s’agit pas de nier quoi que ce soit ou tenter de fuir quelque situation que ce soit. J’accueille ma peine, mais je ne lui cède pas toute la place.

La vie n’est parfaite pour personne. Nous avons tous nos hauts et nos bas et nous traversons tous des épreuves; petites et grosses. Ainsi va la vie! Ces épreuves marquent notre route et nous forcent à réfléchir à nos choix. Elles sont un stimulant au changement. Malgré ma tristesse passagère, je possède cette capacité de me dire que demain ira mieux. Je projette, dans ma tête, des images ou événements vécus qui m’apaisent. Je me remémore des instants joyeux passés avec mes proches. Je fais le choix de ne pas me laisser totalement envahir par ma détresse. Après la pluie, j’ai la profonde conviction que le soleil me réchauffera de ses doux rayons.

Le bonheur ne découle pas des circonstances, mais de l’attitude que nous choisissons d’adopter quand surviennent ces circonstances. La vie présentera toujours des moments plus difficiles, mais il appartient à chacun d’y voir une opportunité d’apprentissage. Voir la vie autrement, c’est aussi ne pas se positionner en éternelle victime du «soi-disant mauvais sort» et réaliser que nous contrôlons pleinement notre attitude et nos comportements. Confrontés aux pires circonstances, il y aura toujours un choix à poser et une opportunité à saisir. S’accrocher aux émotions négatives est vain et totalement inutile, macérer et ressasser le « pire » est exigeant. Je préfère nettement focuser sur ce que j’ai de positif dans ma vie et mettre mon énergie sur ce qui m’apporte du bonheur.

On réagit tous différemment dans l’épreuve en fonction de nos croyances, de nos visions du monde, de nos expériences et de notre éducation. Cette norme, qui n’appartient qu’à nous, est très subjective. C’est le concept du verre d’eau à moitié vide ou plein que nous connaissons tous. Tout est dans la perception que nous avons d’une même situation. Je crois fermement que nous avons le choix d’une vision passive ou de mobilisation vers la réalisation de l’objectif que nous voulons atteindre. Je pense que le bonheur n’est pas étranger à notre capacité à nous réaliser et d’être dans l’action. Toute notre volonté doit se concentrer sur ce point lorsqu’on ne va pas bien. Il est également impératif de croire en soi et de ne pas avoir de doutes sur sa capacité à rebondir. Entourez-vous des bonnes personnes, ayez des projets qui vous mobilisent, apprenez à accepter ce que vous ne pouvez contrôler et faites-vous confiance.

La vie met sur notre chemin des événements qui nous poussent à faire des choix et à changer. Je crois que chaque moment, chaque peine, chaque joie, est une occasion de nous connaître nous-mêmes davantage. Ce qui nous arrive n’est pas négatif, bien au contraire, cela nous permet véritablement de progresser, d’apprendre, de donner un sens à ce qui survient, de bousculer nos convictions et finalement de grandir.

Chantal Lanthier
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Automne, indicateur de l’arrivée du temps froid

 

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Assise tranquillement dans ma cour en sirotant mon cappuccino, je réalise soudainement que certains érables ont commencé à montrer leurs couleurs rougeâtres. Déjà l’automne! « Môsusse!», il me semble que je n’ai pas vu l’été passé. Pourtant, il a fait beau et chaud cette année! C’est pas comme si on en n’avait pas profité. Les bonnes choses passent définitivement trop vite.

Avant que je sois atteinte par la SLA, l’automne était ma saison préférée. Toutes ces couleurs dans les arbres me rendaient joyeuse. La perpective de m’installer confortablement, auprès d’un petit feu de foyer, avec une tasse de café, un bon livre et des gros bas, était le paradis. Sortir du placard les foulards, les doudounes et les gros gilets m’apportait un réconfort certain. C’était le temps des recettes « confort food » dont je me régalais. Je prenais plaisir à popoter de bons potages, des bouillis, des croustades aux pommes et mon fameux bœuf braisé. Comme cuisiner me manque! L’automne signifiait aussi la reprise de la routine quotidienne: début de la nouvelle année scolaire pour ma fille, les lunchs, les téléromans qui reprennent l’affiche, les nouveaux objectifs professionnels, rangement de la roulotte ou des motos, la fin des vacances, la reprise des activités para-scolaires, etc…..

Maintenant, c’est l’été ma saison préférée. Depuis que j’ai la SLA, je n’aime plus le froid et l’humidité. Quand l’automne s’installe, je ne peux m’empêcher de penser que le froid sera là pour les six prochains mois. Jocelyn « fermera » bientôt la cour et je me sentirai prise au piège dans ma demeure. Ça prend une bonne dose de courage aux personnes atteintes de la SLA pour affronter les intempéries de dame nature. Au froid, je deviens un bloc d’acier. Mes muscles deviennent raides, en hyper-extension et je ne peux plus les déplier. Imaginez le scénario! Je ne peux plus manipuler mon fauteuil, on ne peut plus me dévêtir et mes jambes refusent carrément de se déplier pour me permettre d’entrer adéquatement dans la camionnette. C’est une situation pénible…

Mettre manteau, tuque et bottes n’est pas tâche facile pour Jocelyn qui doit m’habiller. Je comprends maintenant les jeunes enfants qui marmonnent lorsqu’on les habillent. Maudit que j’HAIS ça! « J’ai chaud, ça me serre !» Je suis pire qu’un enfant. Pas patiente la madame! Manœuvrer le fauteuil roulant dans la neige n’est pas évident. On compte de nombreux endroits non déneigés où, je ne peux, malheureusement, pas me rendre. Le fauteuil laisse des traces sur mon plancher astiqué et on peut me suivre partout dans la maison, tel le petit poucet. Vous comprendrez donc que je choisis méticuleusement mes sorties lorsqu’il fait froid. Le cocooning devient mon choix premier et ce n’est pas parce que je suis anti-sociale. Vous voulez me voir, venez à la maison! J’hiverne!

Juste de penser à ça, je suis découragée et moi, ça m’en prend pour me décourager. Pour ceux qui me connaissent, j’ai toutefois un plan B. Je compte bien m’évader de l’hiver pour quelques mois. Je pourchasse le soleil, je fuis la grisaille et la gadoue. J’anticipe ce départ avec beaucoup de fébrilité dès que le temps froid se montre le bout du nez. Cela m’aide à tenir le coup et me permet de me projeter dans l’avenir. J’alimente mes pensées de crème solaire, de baignades, de soupers sur terrasse et de gougounes. Ce projet me garde vivante et chasse la morosité de l’automne. Pendant que je planifie l’itinéraire, les bagages, les achats et les activités potentielles que nous ferons au chaud, je ne songe pas à faire des mauvais coups comme le dirait mon amour.

Chantal Lanthier

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Amies pour la vie

 

De nos jours, nous sommes tous plus connectés que jamais les uns aux autres mais en même temps, j’ai parfois l’impression que les personnes, entre elles, s’éloignent de plus en plus. Nous avons des centaines d’amis sur nos réseaux sociaux, nous communiquons par messages éclairs et nous utilisons les émoticones pour représenter les émotions qui nous habitent mais la présence réelle de nos vrais amis ne se compare en rien à la vie virtuelle. Qu’en est-il des bienfaits d’une vraie rencontre?

Je compte plusieurs amies mais celles avec lesquelles j’entretiens une amitié profonde et durable sont au nombre de cinq (Julie, Maryse, France, Josée et Nicole). Ah! Que je les aime ces femmes-là! Je me sens en confiance avec elles. Je peux leur parler (ou plutôt leur écrire!) librement et franchement. Exit l’orgueil et la gêne: j’ose avouer mes petits travers et mes bévues. Cette franchise, je me la permets parce que je sais que mes amies écouteront sans porter de jugement. Elles me connaissent par cœur et m’acceptent ainsi. Depuis la maladie, aucune ne m’a abandonnée. Au contraire, elles ont multiplié les occasions de venir me soutenir. Avec elles, je fuis la solitude et je reste connectée au monde car elles me racontent leurs anecdotes professionnelles et/ou de voyage. Elles savent aussi me confronter lorsqu’elles le jugent nécessaire et elles me forcent à bouger lorsque je deviens trop léthargique.

Avec mes amies, au détour d’une conversation, les émotions émergent, les confidences fusent, les sentiments véritables se partagent. On sort une bonne bouteille de vin (ou pour moi un cappuccino glacé) et on papote de tout et de rien, on refait le monde au moins dix fois dans une soirée. Pas de compétition entre nous; juste du bon. Le plaisir simple d’être ensemble. On s’écoute avec attention ou on parle toutes en même temps. Et, lorsque j’appuie sur la sonnette de mon fauteuil, elles se taisent subitement et savent alors que je vais tenter de parler. Vous devriez les voir tenter de deviner ce que je dis……Un vrai show! Un ramassis de niaiseries. Je ris tellement que je ne peux plus m’exprimer.

L’amitié entre femmes est un partage. Nous sommes toutes différentes et cette communion d’opinions nous permet d’évoluer parce qu’elle s’effectue dans un climat de confiance absolue. Leurs avis m’importent beaucoup. Leurs mots me recentrent et m’apaisent. Mes amies me portent vers le haut et m’incitent à donner le meilleur de moi-même. Nous ne nous sommes jamais éloignées les unes des autres malgré les aléas de la vie. Je suis le maillon qui les réunit toutes entre elles. Parfois, je ne vois qu’une des cinq et parfois on se voit en gang comme à mon anniversaire. Elles font le chemin jusqu’en Floride pour venir à ma rencontre. Je tiens beaucoup à elles.

Comme il s’agit d’amies de longue date (on se connaît depuis 30 ans), les souvenirs viennent se mêler au présent, permettant cette sensation si apaisante de partager les mêmes images dans la tête et aussi les mêmes bêtises : la ballade de moto pendant laquelle je suis tombée, les soirées trop arrosées, les parties de golf où le décorum a pris le bord, les mauvais tours, les rigolades à en avoir mal en ventre….

L’amitié nous rend la vie meilleure, c’est la raison pour laquelle nous avons besoin d’elle. Cette complicité féminine constitue une de mes fondations inamovibles. Je sais qu’elles ne me quitteront jamais, qu’elles m’accompagneront toujours, quoiqu’il advienne. Ces amies dont le destin est irrémédiablement lié au mien, seront présentes jusqu’à mon dernier souffle et ça c’est rassurant! Je me sens tellement privilégiée que ces étoiles scintillantes partagent ma vie.

 

Chantal Lanthier

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Fan finie de Randy!

 

Le 24 septembre 2018, en soirée, j’ai vécu des émotions intenses. Laissez-moi vous raconter cette merveilleuse histoire. Il était une fois un chanteur californien nommé Randy Coleman. Suite à un post Facebook de mes amis Renée Larivière et Quoc Diep, où on les voyaient avec ce chanteur, j’ai eu envie d’en apprendre plus sur lui. Me voilà aussitôt sur Itunes en espérant le retrouver. Par chance pour moi, ces chansons y sont! Je découvre un chanteur talentueux dont la voix m’émerveille. J’achète toutes ses chansons. J’écris alors à Renée qui me raconte ce qui suit :

« Une vidéo de Randy sur YouTube est devenue virale avec son interprétation de la chanson Bohémien Rapsodhy. Mon amie Isabelle et son chum François, suite à un voyage aux Iles de la Madeleine, décident de tout vendre à Montréal et de partir s’installer aux Iles en achetant un Resto-bar « Le Vent du Large » à Havre-Aubert un endroit magnifique où, chaque soirée, on fait la fête!

Isabelle voit la vidéo de Randy sur YouTube et dit à Francois : « Mon amour il faut absolument que ce gars-là vienne aux Iles chanter dans notre Resto »! Et voilà qu’Isabelle trouve l’adresse courriel de Randy et lui envoie un message lui demandant de venir chanter aux Iles.

Randy, de son côté reçoit ce courriel bizarre. Il n’est pas certain de bien comprendre le but du message. Et il ne sait même pas où sont situées les îles de la Madeleine! Fervent croyant, il croit fortement en Marie-Madeleine et y voit là un signe du destin. Il sent l’appel, fait une place dans son calendrier et décide de vivre cette rencontre. Voilà le début de cette belle aventure avec les Québécois. Depuis, Randy retourne Au Vent du Large à tous les étés depuis quelques années ».

Vous comprendrez pourquoi, quand Renée m’a dit que Randy était à Montréal pour deux jours au nouveau resto-pub M2, je devais le voir. Moi aussi, je sentais l’appel. Renée fait tout pour nous faciliter la tâche. On appelle pour vérifier si l’endroit est accessible aux fauteuils roulants et on se renseigne sur le stationnement. Il faut dire qu’il n’est pas toujours évident de se déplacer à Montréal en fauteuil roulant. Nous arrivons à l’heure. Nous avons une table à l’avant et, de mon fauteuil, je le vois parfaitement. Sa musique et sa voix me plaisaient déjà mais je dois avouer que de le voir, là sous mes yeux, me remplit de joie. Randy est totalement investi quand il chante. Tellement, que ça me donne la chair de poule. Il chante l’amour, les épreuves de la vie, l’espoir et le courage. Les paroles de ses chansons nous touchent directement au coeur. Je suis en amour……. Quelle belle soirée! Toute bonne chose ayant une fin, nous devons partir car nous avons un rendez-vous important sur Skype plus tard en soirée. J’embrasse mes amis, et je quitte la tête pleine des chansons de Randy. Alors que nous sommes dans l’entrée sur le point de sortir du M2, mon ami Quoc vient me chercher en me disant que Randy m’a dédié la prochaine chanson. Il ne m’en faut pas plus pour rebrousser chemin. À mesure que je m’approche de la scène, je réalise qu’il chante en français « La Vie en Rose ». Wow! Je capote! On me fait une place à l’avant, juste devant lui. Il me regarde en chantant et moi, je plonge dans ses yeux bleu azure et je découvre un homme au coeur généreux. Nous sommes en communication via cette si belle chanson; comme en symbiose. Lui donne, et moi, je reçois. Je suis inondée de cet amour et happée par sa mélodie. Comment un parfait étranger peut-il offrir tant de générosité à quelqu’un qu’il ne connaît pas? La nature humaine m’impressionne toujours. Un fois la chanson finie, j’ai peine à contenir mes émotions. L’assistance est debout et applaudit. Et voilà qu’il s’approche de moi, me fait une caresse, me fait la bise et me dit « Je t’aime ». Je suis en larmes. Je suis touchée au plus haut point. Sait-il que sa chanson et ses gestes me donnent courage? Sait-il que cette dose d’amour intense que j’ai ressentie me portera éternellement? Sait-il que dans mes moments plus moches, je puiserai dans mes souvenirs à la recherche de ce moment?

Si vous ne connaissez pas Randy Coleman, je vous invite à le découvrir parce qu’au-délà de sa merveilleuse voix, au-delà de ses superbes mélodies, existe une homme au coeur immense.

Je vous invite à visionner ce moment.

 

Chantal Lanthier

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La vie qui file

La vie nous file entre les doigts et nous prenons soudainement conscience que la moitié de notre existence est déjà passée. N’avez-vous pas cette impression? Nombreux sont ceux qui ont l’impression que les années filent de plus en plus vite. Notre passage sur la toile du temps disparaît à la vitesse de l’éclair. Le petit dernier qui entre à l’université et qui quitte la maison familiale, l’aînée qui est enceinte, et déjà les idées de retraite qui nous envahissent. Au fur et à mesure que se déroule le ruban de notre vie, nous réalisons que nous sommes soudainement à l’âge de la retraite et que nos années de jeunesse sont désormais derrière nous.

À quoi avons-nous consacré notre vie? Nous avons appris, étudié afin de mieux comprendre l’humain et la nature qui nous entourent. Nous nous sommes doté d’outils pour mieux saisir l’univers. Nous avons donné le meilleur de nous-mêmes pour éduquer les enfants, pour nous épanouir professionnellement, pour nous responsabiliser, pour obéir aux lois communes, pour réaliser quoi finalement? Que la vie est d’une grande complexité, que l’être humain est un laboratoire sans fin et que malgré tout notre bagage, nous savons bien peu de choses tant la planète sur laquelle nous habitons est vaste et que le savoir est une source infinie de connaissances.

Ceux qui ont lu mon livre savent que la maladie m’a transformée. La diminution de mes capacités et possibilités, ma vulnérabilité ainsi que l’échéance que l’on m’a donnée font en sorte que je réalise le grand privilège que j’ai d’être encore en vie. Je savoure pleinement chaque moment et instant de vie qui me sont accordés et je suis profondément reconnaissante et pleinement consciente du temps qui file. Je présume qu’il en est de même pour toutes les personnes du troisième âge alors qu’elles écrivent leur dernier chapitre d’une vie pleinement remplie. Ce nouveau regard fait en sorte que je perçois avec plus de lucidité que tout est mouvement, en changement et en évolution et que ces idéaux d’hier, auxquels je croyais fermement, ne sont plus pertinents. Ce qui était immuable jadis n’est plus que fragilité et multiples fissures. Je m’inscris dans l’incertitude. Il n’y a plus d’absolu.

Mais comment pouvons-nous ralentir le temps qui passe si rapidement? Les sentiments que nous éprouvons quand nous sommes dans la forêt ou près d’un plan d’eau (dans la nature quoi!) transforment la perception du temps en la rendant plus large parce que ce sont des moments qui inspirent le calme et la tranquillité. On a donc l’impression que le temps s’arrête. Je vous recommande de faire le plein de nature.

Pour casser cette impression de temps qui fuit, une autre astuce consiste à se concentrer sur chaque moment. Plus on accorde du temps à chaque moment, plus le temps semble suspendre son vol. Avant de commencer à contempler, analyser ou prendre des décisions, faites un effort pour libérer une partie de vos pensées tout au long de la journée et appréciez les moindres détails de chaque instant et de votre environnement.

La recherche de nouvelles expériences et l’élaboration de projets nous permettent d’anticiper. L’impact de ces nouveautés amène des émotions qui laissent une empreinte sur notre perception du temps qui passe. De même, il faut veiller à briser la routine le plus souvent possible puisque chaque nouveau souvenir semble ralentir le temps.

Les horloges feront toujours « tic-tac » mais le temps investi, partagé avec vos proches, à forger des souvenirs, reste à jamais gravé en nous.

 

Chantal Lanthier