La vie qui file

La vie nous file entre les doigts et nous prenons soudainement conscience que la moitié de notre existence est déjà passée. N’avez-vous pas cette impression? Nombreux sont ceux qui ont l’impression que les années filent de plus en plus vite. Notre passage sur la toile du temps disparaît à la vitesse de l’éclair. Le petit dernier qui entre à l’université et qui quitte la maison familiale, l’aînée qui est enceinte, et déjà les idées de retraite qui nous envahissent. Au fur et à mesure que se déroule le ruban de notre vie, nous réalisons que nous sommes soudainement à l’âge de la retraite et que nos années de jeunesse sont désormais derrière nous.

À quoi avons-nous consacré notre vie? Nous avons appris, étudié afin de mieux comprendre l’humain et la nature qui nous entourent. Nous nous sommes doté d’outils pour mieux saisir l’univers. Nous avons donné le meilleur de nous-mêmes pour éduquer les enfants, pour nous épanouir professionnellement, pour nous responsabiliser, pour obéir aux lois communes, pour réaliser quoi finalement? Que la vie est d’une grande complexité, que l’être humain est un laboratoire sans fin et que malgré tout notre bagage, nous savons bien peu de choses tant la planète sur laquelle nous habitons est vaste et que le savoir est une source infinie de connaissances.

Ceux qui ont lu mon livre savent que la maladie m’a transformée. La diminution de mes capacités et possibilités, ma vulnérabilité ainsi que l’échéance que l’on m’a donnée font en sorte que je réalise le grand privilège que j’ai d’être encore en vie. Je savoure pleinement chaque moment et instant de vie qui me sont accordés et je suis profondément reconnaissante et pleinement consciente du temps qui file. Je présume qu’il en est de même pour toutes les personnes du troisième âge alors qu’elles écrivent leur dernier chapitre d’une vie pleinement remplie. Ce nouveau regard fait en sorte que je perçois avec plus de lucidité que tout est mouvement, en changement et en évolution et que ces idéaux d’hier, auxquels je croyais fermement, ne sont plus pertinents. Ce qui était immuable jadis n’est plus que fragilité et multiples fissures. Je m’inscris dans l’incertitude. Il n’y a plus d’absolu.

Mais comment pouvons-nous ralentir le temps qui passe si rapidement? Les sentiments que nous éprouvons quand nous sommes dans la forêt ou près d’un plan d’eau (dans la nature quoi!) transforment la perception du temps en la rendant plus large parce que ce sont des moments qui inspirent le calme et la tranquillité. On a donc l’impression que le temps s’arrête. Je vous recommande de faire le plein de nature.

Pour casser cette impression de temps qui fuit, une autre astuce consiste à se concentrer sur chaque moment. Plus on accorde du temps à chaque moment, plus le temps semble suspendre son vol. Avant de commencer à contempler, analyser ou prendre des décisions, faites un effort pour libérer une partie de vos pensées tout au long de la journée et appréciez les moindres détails de chaque instant et de votre environnement.

La recherche de nouvelles expériences et l’élaboration de projets nous permettent d’anticiper. L’impact de ces nouveautés amène des émotions qui laissent une empreinte sur notre perception du temps qui passe. De même, il faut veiller à briser la routine le plus souvent possible puisque chaque nouveau souvenir semble ralentir le temps.

Les horloges feront toujours « tic-tac » mais le temps investi, partagé avec vos proches, à forger des souvenirs, reste à jamais gravé en nous.

 

Chantal Lanthier

 

 

2 réponses sur « La vie qui file »

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