Ambiance festive et chaleur humaine

Il m’arrive des participer à des salons des métiers d’art ou encore des salons du livre. Malgré que mon livre soit sorti il y près trois ans maintenant (Et que ça passe vite!), je suis encore sollicitée pour en parler. Le sujet est universel alors ça ne se démode pas il faut croire! Il y aura toujours des personnes intéressées par les histoires de résilience et d’adversité.

Participer à des salons, c’est long. De nombreuses heures à sourire à des inconnus et à ne pas bouger de notre table. Quand Jocelyn s’absente pour aller au petit coin, je panique en dedans. Comme je ne parle plus, j’ai toujours peur que quelqu’un arrive et s’adresse à moi. Je prépare un petit message sur mon Ipad stipulant que je ne parle plus et que mon mari sera de retour dans quelques minutes. Cela est arrivé à certaines occasions que j’aie eu à utiliser ce mot. Je fais face même si je me sens vulnérable.

Outre les amis qui viennent me faire un petit coucou, plusieurs personnes viennent nous jaser. Certains nous racontent la maladie à laquelle ils sont confrontés tandis que d’autres font la lecture de la jaquette du livre, le déposent et s’éloignent sans dire un mot. J’ai le droit à au moins un « Pauvre madame » durant le week-end sans compter les nombreux mots d’encouragement tels que « courage », « je prie pour vous ». Dernièrement, une dame m’a remis un ange tout de pierres sertis qu’elle avait fabriqué. Je l’ai remerciée et je le traîne dans mon plateau que je mets sur les cuisses et qui me permet de déposer mon Ipad et d’écrire. C’est le cas de dire qu’un ange m’accompagne en tout temps! Certaines personnes demandent si elles peuvent me faire un bisou ou me tenir la main. Malgré les risques de contagion (car c’est une véritable pouponnière à bactéries), je dis oui. Que voulez-vous je suis faite comme ça! Qui ne risque rien n’a rien!

D’autres personnes me confient avoir déjà lu mon livre et me disent qu’elles ont beaucoup aimé, combien je les ai habitées longtemps. Évidemment, je présume que ceux qui n’ont pas aimé, m’évitent! Vous savez ce qui me fascine encore après toutes ces années? C’est ce contact humain. L’humain dans ce qu’il a de plus beau. Les gens jasent, nous disent un beau bonjour, ont le cœur léger car Noël approche et qu’ils font leurs provisions de cadeaux pour l’événement. C’est dans une ambiance festive que nous vendons mes livres. Cet accès privilégié serait impossible sans mon amour qui accepte volontiers de m’accompagner dans mes folies.  C’est grâce à lui que tout ça est possible et que je peux prendre contact avec mes lecteurs. Rien ne me fait plus plaisir que cette tendre connection pendant laquelle on me dis « votre livre a changé ma façon de voir la vie ». Je me dit alors que j’ai réussi ma mission. Quelle satisfaction!

Et il y tous ces artisants-exposants qui présentent leurs produits québécois. C’est fantastique de constater le talent de chez nous. Des souffleurs de verre, des recycleurs de cravates qui créent des foulards, des menuisiers, des peintres, les faiseurs de bouffe alléchante, etc…. Acheter local fait rouler l’économie du Québec et c’est créateur d’emplois alors pourquoi ne pas ne pas le faire?

Je ne vous cache pas que je récupère moins bien qu’avant. Mes piles ne se rechargent plus à pleine capacité. Ces apparitions qui me nourrissent l’âme se font au détriment de mon corps. Il me faut assurément plusieurs jours pour me remettre de ces fins de semaine. D’ailleurs, j’ai bien failli ne pas compléter ma fin de semaine, en novembre car j’ai eu un malaise le dimanche matin en me levant. Heureusement, ce dernier a vite passé. Il faut constamment que la SLA me rappelle à l’ordre……. Misère!

Anecdote drôle en terminant. Le premier jour du salon (vendredi), avant de partir de chez moi, je demande à Jocelyn de me brosser les dents. Pour se faire, il doit retirer mon partiel. Rendus au salon, nos installons notre table et les gens commencent à affluer. Vers 18h00, soit une heure après notre arrivée, je constate que je n’ai pas mon partiel. Ça va mal! Je veux sourire aux personnes mais je n’ose pas. Constatant que je souris moins, Jocelyn fait des blagues niaiseuses comme à son habitude. Durant une accalmie, j’en profite pour lui montrer le trou que j’ai entre les dents du devant. Nous rions tellement que nous sommes obligés de nous mettre en retrait. Je l’invite illico à retourner à la maison. Il n’est pas vrai que je ferai encore quatre heures comme ça! J’ai mon orgueil quand même! Par chance, nous étions à 5 minutes de la salle. Mon héros est encore venu à mon secours.

Chantal Lanthier

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9 thoughts on “Ambiance festive et chaleur humaine

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