Déprime hivernale

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L’hiver est déjà là et les temps froids aussi, et pour la plupart des personnes atteintes de la SLA qui habitent le Québec cela signifie des jours de noirceur, les habillages qui n’en finissent plus et surtout l’impression d’être coupé de l’extérieur pendant de nombreux mois. Puis, quelque part en février survient  « écoeurantite de l’hiver ». À moins d’être adepte des sports d’hiver, auxquels peu d’entre nous s’adonnent encore, la meilleure antidote à cette déprime hivernale est de prendre son mal en patience ou d’avoir le privilège de s’envoler vers une destination chaude.

Combattre le froid par le froid pourrait s’avérer une bonne solution aussi. J’entends déjà certaines personnes me dirent :  « Y’a pas de température froide, y’a que des gens mal habillés ».  Prendre une belle marche bien emmitouflée, respirer l’air frais, ça procure de l’énergie. Que  faire quand cette option n’est plus disponible?  Les fauteuils roulants ne sont pas conçus pour rouler dans la neige. Ils s’enlisent facilement. Encore faut-il que les rues et trottoirs soient bien déneigés pour augmenter nos chances de circuler librement, ce qui rarement le cas. L’hiver est vraiment difficile et stressant pour les personnes ayant la SLA.

Un des facteurs a l’origine de ce stress hivernal est causé par l’espace où nous vivons.  Le bruit, le manque de luminosité, le fait de vivre toujours enfermé avec les mêmes personnes, isolement, les odeurs où ne circule pas l’air frais sont tous des facteurs qui entrent en jeu dans la déprime hivernale.

Dans son livre « HealingSpace – The Science of Place and Well-Being », Esther Sternberg, une rhumatologue et chercheuse médicale étudie l’effet de l’environnement sur notre santé. Sommité en cette matière, elle évalue les espaces qui réduisent notre stress et anxiété, augmentent notre satisfaction générale et moussent notre bien-être et guérison. Ses recherches l’ont amenées à définir quelques recommandations ou modifications qui peuvent être effectuées à n’importe quel espace.

Tout commence par une fenêtre :

Dans toutes les cultures, nos cerveaux répondent tous à une «scène universelle préférée». Cela peut inclure des vues panoramiques, des vues sur la nature, les montagnes, un horizon, l’océan ou la forêt… tout ce qui est nature.  Chaque fois que nous examinons l’une de ces vues, une zone de notre cerveau libère une dose d’endorphine, qui est l’hormone du bien-être. Regarder des scènes de la nature renforce notre sentiment de calme.

En 1984, une étude menée dans un hôpital de Pennsylvanie a montré que les patients dont les lits d’hôpital étaient situés près d’une fenêtre donnant sur des arbres guérissaient plus rapidement et quittaient l’hôpital plus tôt que ceux dont la fenêtre était face à un mur de briques.

Dr. Sternberg recommande que notre chambre ait au moins une fenêtre qui donne une vue imprenable sur la nature.  Si la vue que nous avons n’est qu’un ciel gris, choisissons une photo avec une scène de nature «plus verte» et accrochons-la au mur. Une autre recommandation est de nous entourer de photos d’amis et de famille avec leurs visages souriants nous regardant.

Que la lumière soit :

Si vous ne pouvez pas vous exposer à la lumière naturelle du soleil pendant la journée, envisagez de placer une ou deux lampes de luminothérapie autour de vous.  L’exposition à la lumière est un traitement reconnu pour aider à réduire la dépression saisonnière. Il s’est avéré égal ou supérieur à l’utilisation de médicaments sur ordonnance.

La diminution de la lumière solaire en hiver entraîne une baisse des niveaux de sérotonine dans notre cerveau, ce qui entraîne des changements d’humeur.  Il fait également des ravages avec notre horloge interne en affectant la libération de mélatonine sans laquelle nous restons somnolents toute la journée.

Les sons :

Les sons simples de la nature produisent également des sentiments de calme et de détente.  Des enregistrements de sons ambiants, d’oiseaux, d’eau, de carillons éoliens, de pluies légères et plus encore sont disponibles via Internet.  Testez-en quelques-uns pour identifier le bruit de fond qui vous aide à vous sentir à l’aise.

La musique a souvent été qualifiée de langage universel des émotions, car plusieurs régions de notre cerveau deviennent actives lorsque nous écoutons de la musique. Pensez à la variété et ayez à portée de main une sélection de sélections optimistes et palpitantes, quel que soit votre choix, augmentez simplement le volume et amusez-vous.

La météo ou la distance ne devraient pas être une excuse pour rater l’interaction sociale.  Utilisez la caméra vidéo de votre ordinateur pour rester en contact avec votre famille et vos amis. En fait, voir des amis et la famille, à l’écran, est beaucoup plus satisfaisant qu’un appel téléphonique. Sortir, rire et rencontrer du monde ne fera pas fondre la neige plus vite, mais ça fera passer le temps dans la bonne humeur. C’est déjà ça.

Conclusion :

Si après toutes mes recommandations et suggestions pour contrer les « blues » de l’hiver, vous avez toujours l’impression (tout comme moi), que vous n’aurez aucun contrôle sur cette merde blanche qui nous tombe dessus, profitez-en donc pour disparaître vers les contrées lointaines où le soleil vous fera amplement suer et où vous pourrez porter des gougounes en ne vous souciant nullement du verglas, de la neige et du froid…….lol.

Excellent reportage de Découverte sur le sujet :

http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1077514/lundi-deprime-depression-saisonniere-explications-scientifiques-archives?partageApp=appInfoiOS&accesVia=partage

Chantal Lanthier

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3 réponses sur « Déprime hivernale »

  1. Déjà 68 hivers pour moi et depuis 2 ans j’aime l’hiver j’ai appris avec ma santé mentale sur plusieurs années et avec des lunettes de luminothérapie à passé à travers les bleus de L’hiver en bougeant et faisant des efforts pour sortir et voir du vraie monde et cette année je recommence le ski.
    Pas évident de se sortir de depressions ce qui demande un effort à tout les jour.
    Tout ceux et celles qui passent par la me comprenne .
    Je compatise avec toi et passe une belle hiver au chaud moi mon arme c’est la pelle et le ski.
    Salut à Jocelyn de ma part et au plaisir de se voir l’an prochain à la RIDE À CHANTAL
    BAISER ET TENDRESSE POUR TOI
    JEAN-PIERRE

    Aimé par 1 personne

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